C’est tranquille ici! C’est que parfois, au lieu de passer mes temps libres à écrire des billets sur ce que je devrais/pourrais/apprendre, j’essaie d’apprendre pour vrai! Ça va plutôt bien d’ailleurs de ce côté-là… J’ai bon espoir de commencer mon éventuel congé avec déjà quelques compétences intéressantes en poche, ce qui ouvre plein de belles possibilités : faire de l’aviron régulièrement pour la première fois en cinq ans cet été, et surtout approfondir encore davantage mes apprentissages. Ce qui est formidable avec un domaine comme la science des données, c’est que les choses à apprendre sont infinies. Ça pousse de partout comme les têtes de l’Hydre. Par exemple, j’ai terminé dernièrement un cours d’introduction au langage de programmation Python 3, mais quelques semaines plus tard, quand je suis retournée sur la plateforme de formation, il était indiqué que je ne l’avais complété qu’à 93 %, parce que du contenu a été ajouté. J’ai trouvé cela très réjouissant et je me suis empressée d’apprendre de nouvelles choses. Le défi est de savoir à quel moment ce sera assez pour mettre en pratique mes nouvelles compétences dans un emploi…

Par ailleurs, je dois aussi pratiquer mes deux instruments. En écrivant ceci, je constate que je pourrais sembler légèrement éparpillée dans mes activités. J’ai toujours été un peu comme ça. Mais à vrai dire, c’est quand même idéal pour procrastiner de façon très productive. Pas le goût de pratiquer? Écris? Tannée d’écrire? Fais un module de formation. Au pire, il y a toujours du ménage ou du lavage à faire. Et c’est là que le goût de pratiquer peut soudainement revenir! Magie.

Je vous ai parlé dans un précédent billet du côté « répétitif » de Carmina Burana, mais ça ne veut pas dire que c’est facile à jouer… Il y a pour les pianistes un mouvement particulièrement vicieux, qu’on pourrait comparer aux multiples souches du virus influenza : c’est toujours à peu près la même maladie, mais il faut élaborer un nouveau vaccin chaque année. Et en fin de compte, peu importe les efforts qu’on y met, l’efficacité n’est pas garantie. Mais bon, je vais quand même me préparer avec tout le sérieux nécessaire pour ne pas m’en remettre au hasard! Je voudrais pas salir le piano de la Maison symphonique avec mes fausses notes…

Depuis mon dernier billet, j’ai aussi écrit un texte que vous découvrirez seulement dans plusieurs mois. D’une certaine manière, j’ai volontairement ralenti la cadence de la Saga des mauvais choix pour aligner le timing avec le moment où j’aurai accès à du matériel d’archives inédit. Voyez-vous, ça pourrait devenir un peu multimédia/sons&brioches ici! Ma mère, dont je salue la patience et la détermination, a commencé à numériser toute notre collection de VHS et de cassettes vidéo 8 mm. Ça me fera des beaux supports audiovisuels pour revisiter des épisodes du passé… quand elle reviendra de vacances!

Je nourrissais aussi grand espoir de retrouver mes carnets de voyage. J’ai donc entrepris de fouiller la maison familiale de fond en comble. Malheureusement, malgré l’incroyable quantité d' »artéfacts » qui s’y trouvent (notamment un walk-in plein de manteaux, suits de ski, bottes et souliers des années 1980-1990, des documents de travail de ma mère, qui est à la retraite depuis presque 10 ans, des skis alpins NON paraboliques, des boîtes pleines de cartes et de guides de voyage qui trahissent déjà leur âge du fait qu’ils sont en papier, ETC.), aucune trace desdits carnets. Je dois dire que ça me rend folle de perdre des choses. Sans farce, je peux chercher un billet de 5 $ égaré (ou probablement juste dépensé) pendant des heures. Alors pour mes précieux carnets de voyage, j’étais prête à affronter tous les acariens de l’univers, malgré mes allergies! Aucune récolte n’aurait pu me consoler d’avoir perdu les carnets, mais j’ai quand même trouvé :

  • Des photos d’échographie, ma première empreinte de pied, mon formulaire de naissance
  • Une lettre d’une amie qui m’expliquait grosso modo que je n’étais pas douée socialement, circa secondaire 1.
  • Un sac de poubelle rempli de laine toute neuve et d’aiguilles, datant de l’époque où j’avais essayé d’apprendre à tricoter parce qu’on allait en Floride en voiture dans le temps des fêtes. J’avais seulement réussi à faire des points à l’endroit, mais pas les points à l’envers. Il n’y avait pas de wi-fi dans l’auto, t’sais. L’engouement a été de courte durée et n’a rien donné qui vaille.
  • Des commentaires de ma prof de violon du secondaire sur mes examens. On note tout le tact et la diplomatie dans : « L’objectif de développer l’expression musicale n’a pas été atteint avec grande conviction! » Ma question préférée : « Prendre des cours de danse? » Et un commentaire de juge externe assez dramatique, et prescient : « L’épaule droite est TRÈS haute. Un jour ça fera TRÈS mal. »
  • Une photo de moi quelques semaines après mon opération à la mâchoire.
  • Une cassette audio très précieuse, dont je vous reparlerai bientôt. Pour les jeunes, voici à quoi ressemble une cassette audio et dans quoi on l’insérait. C’était pour écouter de la musique. Chaque cassette pouvait contenir un seul album seulement.

Parler de sa vie d’enfant ou d’adolescent est un exercice plein de pièges. C’est difficile de ne pas éclairer le passé avec un récit qu’on pourrait fabriquer de toutes pièces a posteriori. Même en essayant de replonger dans mon histoire sans la dénaturer, sans faire de révisionnisme, le risque est bien présent de dire n’importe quoi! Mais ces quelques objets surgis de temps immémoriaux me permettent d’appuyer mes souvenirs, réels ou altérés, sur un peu de concret. J’étais un gros bébé. Mes aptitudes sociales sont plus acquises qu’innées. Je vois grand quand je me lance dans des projets, mais il arrive que je m’en lasse vite. J’ai toujours un peu joué de la musique comme un robot; un robot raide avec une posture douteuse, et presque toujours bouche bée. J’ai déjà eu quatre rangées de broches. En général, ce n’est pas très loin de ce dont je me souvenais.

Deux semaines après l’échec de la mission, j’en reviens toujours pas d’avoir perdu mes carnets de voyage. Comment est-ce possible d’avoir gardé le sac de poubelle rempli de laine alors que personne n’a tricoté en près de 20 ans, mais pas le classeur où étaient relativement bien rangées les choses que j’avais voulu archiver? (Oui, c’est à toi que s’adresse la question, suspect numéro 1! 😛 ) En même temps, c’est sûr que c’est complètement mon problème vu que j’ai laissé traîner ça chez mes parents si longtemps. Je me console en me disant que j’ai une très bonne mémoire et qu’au besoin, je pourrais avoir une deuxième chance de raconter ces souvenirs encore assez vifs. J’ai encore les photos.

Sur ce, je vous souhaite une belle relâche, le cas échéant… Prenez des belles photos et soignez vos archives!

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