Alors donc, vendredi dernier, sans tambour ni trompette, j’ai fini ma dernière journée de travail pour les cinq prochains mois. Sur les coups de 5 heures, rien de tout cela ne me semblait très concret. J’ai trouvé que c’était un peu comme aller déposer un mémoire de maîtrise : il ne se passe rien. Mais j’avais déjà hâte à lundi, j’imagine que c’est un signe qui ne ment pas. J’ai moins de temps que je pensais pour écrire, alors voici un peu de n’importe quoi, en vrac!

10 ans

La semaine dernière, juste avant de prendre mes jambes à mon cou, j’ai célébré mon dixième anniversaire de service à la Banque. Quand j’ai commencé ma carrière, je ne croyais pas que les gens de ma génération travailleraient longtemps au sein d’une entreprise. Les carrières comme celle de mon père, qui a passé plus de 30 ans dans la même compagnie (et qui l’a quittée seulement lorsqu’elle a été fermée à la suite d’une acquisition), je croyais que ça n’existait plus. Et pourtant, avec une loyauté que je ne me connaissais pas, je suis restée 10 ans dans le poste que j’ai obtenu dès ma sortie de l’université, au risque même de mourir d’ennui! (Notons tout de même qu’il y avait des avantages très intéressants, notamment pour la conciliation travail-famille : une fois, mon chef de service a même gardé ma fille, au bureau, pendant que j’allais à une répétition de choeur, un jour de tempête! Dur à battre, avouons-le!) Et ce n’est probablement pas fini… Si la Banque m’offre un poste dans le domaine que je veux investir, je pourrais bien y rester encore longtemps. Qui sait, peut-être même y finir ma carrière 30 après mon entrée, soit à 55 ans! Rendue là, me semble que j’aurais une pas pire retraite! En tout cas, tout ça pour dire que 10 ans, c’est quand même beaucoup sur l’échelle de ma vie. Vu que je dois me pratiquer à faire de la visualisation de données, je vous ai fait un petit graphique qui permet de voir en un coup d’oeil quelques données qui n’ont pas vraiment rapport (emplois, relations, objets!), à part qu’elles se mesurent toutes en années.

23 années de loyaux services de défrichage! Avec SilkEpil, chaque épilation a un petit parfum vintage!

Je n’ai pas inclus les relations familiales pour des raisons évidentes… On constate que cela fait seulement trois ans que je possède un piano. C’est bien peu si on compare avec un objet mystérieux que j’ai depuis 23 ans! Avez-vous ça, vous, un objet acheté chez Distribution aux consommateurs qui fonctionne encore? Trois morceaux de robot pour Braun, dont les produits ne sont pas conçus pour une défaillance précoce, mais plutôt pour traverser les décennies, voire les millénaires! Et à bas l’obsolescence programmée!

500 heures

Comme objectif de formation, j’ai choisi un beau chiffre rond. Je suis en congé 22 semaines, je prévois prendre 2 semaines de vacances dans l’été. Il me reste donc 20 semaines, et à 5 h/jour, 5 jour/semaine, ça fait pile 500. Et chaque journée de 5 h de formation me rapproche de 1 % de mon objectif. Petit train va loin…

2/10

Le nombre de Reactine extra-forts que je prends chaque jour par rapport à la quantité que je voudrais pouvoir prendre en ce moment (ou mon niveau de bien-être physique sur une échelle de 1 à 10). Je pensais que l’ergonomie allait être mon principal problème pendant mon congé, mais ça va plutôt bien jusqu’à maintenant de ce côté-là, même si je jouais du piano à la répétition d’orchestre et que je suis toujours un peu « sur la pointe du cul » pour voir le chef (c’est comme sur la pointe des pieds, mais avec les fesses… en tout cas, vous voyez l’idée!). C’est crispant, mais c’est un million de fois moins pire que mes allergies ces temps-ci! Quand le printemps est tardif, tous les arbres bourgeonnent en même temps, entraînant une concentration extrême de pollen dans l’air. Cette année, c’est juste infernal. Quand l’effet des antihistaminiques s’estompe, la gorge me pique tellement que ça me réveille la nuit. Si je reste trop longtemps dehors, je voudrais juste m’arracher les yeux. J’envisage a) de ne plus jamais sortir; b) de porter des lunettes de natation en tout temps; c) de porter le niqab, vu que de toute façon je n’envisage pas une carrière dans la fonction publique.

Juste 1

Le nombre de jour(s) ouvrable(s) passés à la maison avant que je revienne dans le giron de la Banque. Mardi, je suis encore allée m’incruster un peu du côté de l’assurance. Des collègues de l’équipe Data, Analytics & Insight tenaient un événement pour présenter un projet de bénévolat où leurs compétences en analyse sont mises au service d’organismes de bienfaisance. Comme je serai bientôt à la recherche de projets concrets pour appliquer mes nouvelles compétences, je me suis empressée de me mettre sur leur liste et de nouer de nouvelles amitiés. J’avais aussi un rendez-vous avec un chef d’équipe, qui m’a donné de précieuses informations. Encore une fois, cette rencontre n’a suscité chez moi que de l’enthousiasme et de l’optimisme.

0

Le nombre de café(s) que j’ai bu cette semaine. Clairement, je m’attaque en premier au moins pire de mes vices. Je n’ai jamais aimé le café. Pendant des décennies, je n’en ai pas bu. Une fois, il y a de cela très longtemps, j’étais très endormie et je devais étudier pour un examen de math, et j’avais fait une exception, mais le café m’avait juste profondément déçue : aucun effet énergisant, et un goût de marde. Mais récemment, j’avais commencé à en boire, avec beaucoup de lait et beaucoup de sucre pour masquer le goût amer que j’haïs. Quelle mauvaise idée que d’acquérir une nouvelle mauvaise habitude (comme si j’en avais pas déjà assez!), alors que je n’aime même pas ça et que je n’ai jamais eu besoin de caféine…

2 juin, 13 h

Le 2 juin, à 13 h, je retombe en adolescence en allant faire un concert avec l’OSJM, rebaptisé Orchestre philharmonique de Montréal pour l’occasion. Le commanditaire étant une entreprise de mauvaises moeurs, l’orchestre ne peut pas faire jouer de mineurs et a recours à des vieilles sacoches comme moi. C’est différent de se lever tôt le samedi matin pour aller à l’orchestre APRÈS avoir déjà vécu une midlife crisis! Mais je sens une énergie juvénile m’envahir quand je rejoue (pour la 5e, 6e fois? sûrement plus si on compte les tournées…) la Symphonie fantastique de Berlioz. Je devrais me calmer un peu, par contre, parce qu’avec mon âge avancé, j’ai failli me fouler le bras dans mon élan d’enthousiasme…

C’est tout pour aujourd’hui! À bientôt!

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