Vendredi dernier, quand la panique a subitement gagné le Québec, j’étais pas encore prête pour la fin du monde, ni mentalement ni logistiquement. Nos plans de la fin de semaine ont été annulés (ainsi que nos plans de voyage, mais j’y reviendrai), et ça adonnait ben mal, parce qu’on avait prévu fêter ma plus jeune à la cabane à sucre avec la famille élargie, entre autres. Déjà que l’Halloween a été annulé cet année, je ne voulais pas qu’elle ait l’anniversaire le plus plate du monde. On laisserait tomber la cabane à sucre, pis on n’irait pas au St-Hubert non plus, ni voir les momies au musée, mais j’allais quand même lui faire une belle fête qui lui ferait oublier un peu sa déception de ne pas pouvoir manger de la tire sur la neige (assaisonnée au coronavirus).

Alors, par ce beau vendredi 13, pendant que d’autres faisaient leur épicerie d’apocalypse ou stockaient du papier de toilettes (sans égard au fait que ça ne se mange même pas…), voici ce que j’ai acheté:

  • Des croquettes de poulet
  • Des frites congelées en spirale
  • Une canne de sauce BBQ
  • Trois bières
  • Du gâteau
  • Une liseuse électronique pour stimuler son amour de la lecture (le seul élément de cet liste qui dénote un minimum de prévoyance)

Comme on peut voir, je ne score pas très fort en matière d’instinct de survie! (Mais soyez sans crainte, j’ai par la suite été faire des provisions plus pertinentes. Si je me fie au prix de mon épicerie et à François Lambert, nous devrions être en mesure de nous faire des soupers gastronomiques pendant un bon mois et demi en toute autarcie! Par contre, si je me fie plutôt à une vision réaliste de l’économie familiale, je pense qu’il va falloir que j’y retourne dans le mois courant…)

Finalement, on a aussi fait un souper de fête chez mes parents le lendemain, avant qu’ils soient assignés à résidence jusqu’à nouvel ordre. Ironiquement, quand on se réunit, on finit par parler beaucoup du sujet de l’heure, de toute façon. Je suis déjà lasse de cette cassette, alors ce sera sûrement ça le plus gros incitatif pour que j’évite les contacts sociaux. Si je profite de l’isolement pour écrire plus souvent, ce sera moins pour parler de virus que pour parler de vie intérieure, de pédagogie, de santé mentale, de vie de famille ou d’autres « parasujets » (bref, comme d’habitude, je m’écarte de la trame de ce blogue pour raconter des tranches de vie!)… Ce ne sera peut-être pas très drôle… Mais sûrement un peu plus que le vingtième article que vous allez lire sur le coronavirus ce jour-là! 🙂

À très bientôt!

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