Aujourd’hui, profitant de ce que mon conjoint était en congé, je suis allée travailler au bureau. Capotez-pas, là! Ma distanciation sociale était bien meilleure au bureau qu’à la maison… Il y avait un grand total de « pas un chat » dans un rayon d’au moins 30 m autour de moi. Voyez par vous-même:

Propre, propre, propre… et personne en vue!

Mon employeur, depuis plusieurs années, se targue d’être un employeur « flexible ». Au début, il y avait les « modalités de travail flexible »: télétravail, horaire réduit ou condensé… Puis, il y a quelques années, la mode des « espaces de travail flexibles » est arrivée : plus personne ne possède son propre espace de travail. Tous se partagent des espaces communs et peuvent changer le mal de place à tous les jours, au gré du vent… Évidemment, ce n’est pas tout à fait comme ça que ça se passe dans la réalité. Nous sommes des êtres d’habitude, et tout le monde finit par s’installer plus ou moins au même endroit, tout le temps. En deux mois de travail, j’ai toujours occupé le même poste, sans aucune exception. Sauf que dorénavant, c’est répréhensible de marquer son territoire. Fini, les photos et dessins de marmaille, les tasses de café et la paperasse qui traînent… Chaque soir, on doit faire place nette et ranger tous nos effets personnels, y compris les ordis, dans un petit rangement verrouillé.

En temps normal, il y a des avantages (les bureaux à hauteur ajustable, full ergonomiques!) et des inconvénients à cette configuration de l’espace, mais en période d’épidémie, ça semble vraiment une idée de marde! Mais à vrai dire, c’est pas si pire : personne ou presque ne vient au bureau; les cafétérias, salles de repos et lieux de rassemblement sont fermés; et la fréquence du nettoyage a augmenté significativement. Et pour ma part, j’utilise toujours une souris et un clavier ergonomiques qui m’appartiennent.

Hier, alors que j’étais en télétravail, une collègue m’avait dit qu’il y avait du personnel dans l’ascenseur pour nettoyer les boutons chaque fois que les gens appuient dessus. Je n’ai vu personne dans l’ascenseur, mais plus tard sur l’étage, j’ai vu un préposé au nettoyage des poignées. En fait, j’ai vu plus de membres de l’équipe d’entretien que d’employés de bureau. Je me sentais relativement en confiance, entre autres grâce à mes techniques avancées pour ne rien toucher :

  • Ouvrir les portes avec mes fesses (méthode développée lorsque je prenais le métro avec mes filles en poussette)
  • Appuyer sur les boutons avec mes genoux (un peu difficile pour le 14e étage, mais mes genoux pointus aident pour la précision et je suis quand même flexible moi aussi, même si j’ai tout le temps mal partout)
  • Garder mon coude pour tousser (ben non, c’pas vrai, je tousse pas; par contre, j’ai généralement la goutte au nez d’août à juin)
  • Me laver les mains souvent, comme il se doit!

Je ne sais pas pour les germes, mais on va se le dire : en matière de propreté et d’ordre, c’est pas mal mieux au bureau qu’à la maison! Et que dire de la vue, du calme inégalé… J’y retourne demain, pour un dernier moment de solitude et de productivité avant de passer 10 jours avec ma progéniture.

À très bientôt camarades!

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