2020 m’aura finalement fait perdre ma bonne résolution de 2019 d’écrire régulièrement. La vraie cause, c’est mon problème de mains, mais la pandémie qui nous afflige n’est pas tout à fait étrangère à cette perte d’élan. Il ne se passe pas grand-chose. Et beaucoup de choses semblent insignifiantes. Les petits bouleversements que le coronavirus ont apportés dans ma vie sont mineurs en comparaison avec les conséquences que d’autres peuvent subir. Ce serait malvenu que je m’apitoie sur mon sort, même avec humour.

Quant à la raison d’être principale de ce blogue, mon changement de carrière, j’ai l’impression que tout est un peu en suspens. Drôle d’époque pour changer de métier. Moi qui voulais profiter de cette année (mon poste est un remplacement de congé de maternité) pour apprendre et réseauter au maximum, je me retrouve quotidiennement seule dans mon bureau, lasse des réunions virtuelles que les gens n’écoutent plus que distraitement, on dirait. Malgré tout, après sept mois, j’aime de plus en plus ce travail ; il faudra éventuellement que j’y consacre un billet entier.

En attendant, j’ai finalement reçu le logiciel de reconnaissance vocale qui devrait m’aider à moins utiliser mes mains et à garder un peu de mes forces pour mes activités parascolaires. J’ai d’abord été extrêmement impressionnée par les fonctions de dictée (que j’utilise présentement pour rédiger ce billet), avant d’être un peu découragée par les fonctions de navigation et de manipulation. Ce n’est pas aussi simple que je l’aurais imaginé, mais avec un peu de patience, j’apprendrai à réduire mon utilisation de la souris. En tout cas, je n’ai plus d’excuses pour ne pas écrire. C’est juste qu’à force de me retenir d’écrire, et de faire tout ce que j’avais envie de faire en général, je me suis un peu laissée gagner par la morosité. Mais l’inspiration reviendra sûrement… La rentrée sera peut-être haute en couleur, et la reprise des activités orchestrales, éventuellement, devrait redonner un peu de vigueur à mon existence. Jamais n’ai-je eu conscience plus aiguë du fait que c’est la musique qui rythme ma vie.

Sinon, juste avant ma fête, j’ai eu une petite frayeur covidienne. Quelques épisodes de fièvre et un mal de cou étrange m’ont convaincue d’aller faire un test de dépistage. Je craignais de devoir braver une longue file d’attente, mais le test, hautement désagréable (respect à ceux et celles qui doivent en subir régulièrement), s’est déroulé en quelques minutes à peine dans un aréna de Laval, en mode service au vélo ! Le test s’est avéré négatif, mais cela a quand même bousillé tous mes plans pour la fin de semaine de ma fête. Les instructions reçues au moment du dépistage m’imposaient plus ou moins de m’exiler dans mon cabanon pour y vivre en autarcie en mangeant les légumes du jardin, sans contact avec ma douce moitié et ma progéniture, dans l’attente du verdict.

J’exagère, évidemment, mais les consignes aussi sont un peu exagérées… On interdit notamment aux personnes ayant subi un test d’aller marcher, même au grand air, même en prenant bien soin de se tenir bien loin des autres. Même sans tout suivre à la lettre, ma fin de semaine d’anniversaire a été extrêmement plate. J’imagine que c’est le karma qui se fout de moi parce que je dis trop souvent que je déteste les fêtes d’enfants (et quand mon souper d’anniversaire a finalement eu lieu, je n’ai même pas eu droit au gâteau extrêmement décadent et chocolaté que j’espérais ; ça m’apprendra à être née dans la haute saison du shortcake aux fraises!). La fin de semaine suivante, au tour des filles d’avoir le rhume, ce qui a encore chamboulé nos plans. Je ne pensais jamais dire cela dans ma vie, mais j’ai hâte qu’on puisse avoir le rhume normalement. C’est presque rendu moins compliqué d’avoir la gastro.

Heureusement, nous avons quand même pu profiter d’une belle semaine de vacances au chalet, que nos enfants ont passée à entonner à tue-tête Chante, la vie chante… comme si la pandémie n’avait jamais existé. Étrangement, je crois que la covid-19 leur a offert le plus bel été de leur vie. Je devrais prendre exemple sur elles, même si comme la plupart des adultes, j’imagine, je trouve ça difficile d’être aussi carpe diem en 2020…

Sur ce, je vous promets d’être de retour « plus bientôt » ! Profitez bien de la fin de l’été !

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