Vers la fin du mois de septembre, on a commencé à trouver que notre situation de cannettes de bière de pandémie commençait à dégénérer: bientôt, on ne pourrait plus toutes aller les porter dans un seul voyage… On les avait accumulées depuis la mi-mars, quand tout s’est arrêté, puis quand les épiceries avaient commencé à accepter de nouveau la consigne, on a procrastiné un bon bout de temps.

Donc, après quelque 6 mois à agrandir notre collection, on s’est botté le derrière pour aller les porter à l’épicerie, après avoir tenté en vain de les refiler à un organisme. On a rempli la voiture (oui oui, les bancs baissés pis touttte pis touttte; la prochaine étape, c’était de louer un camion) et on s’est mis en chemin. On est arrivés à 15 h 40; l’endroit réservé à la consigne fermait à 16 h. Parfait, on s’est pas déplacés pour rien!

Eh bien, croyez-le ou non, j’ai passé 45 minutes à remplir la gobeuse de cannettes! 45 minutes! Fidèle à mon habitude, j’ai eu mal aux bras. Est-ce parce que je lève trop le coude? Le pauvre préposé qui faisait du temps supplémentaire n’avait pas l’air de trop nous juger… il a bien mérité son pourboire! Tout cela nous a valu un montant qui frôlait presque les 3 chiffres! Yé!

Après ce moment éphémère de joie futile d’avoir « gagné » 100 piasses, on a eu comme une épiphanie: si le montant de la consigne frôle la centaine, le montant dépensé en alcool se situe résolument dans les 4 chiffres! Mon chum boit des bières « raffinées »; pour ma part, je me montre moins difficile, mais je ne bois pas de la Laurentides non plus… Bref, la consigne, c’est une bien petite fraction du prix. Projeté sur une année complète de pandémie, si on tient compte aussi du vin… notre consommation d’alcool se situe peut-être même dans les 5 chiffres?!? Non, probablement pas… Somme toutes, c’est cher payé pour tromper l’ennui! On ne peut même pas blâmer la visite pour la quantité phénoménale de cannettes: à part quelques occasionnels rassemblements extérieurs savamment distancés, on a pas mal passé l’été entre nous. Ce temps de qualité avec la gobeuse a jeté un nouvel éclairage sur certaines de nos habitudes de pandémie.

Mais il se fait tard (et j’ai peur de manquer de sujets pendant 24 jours!), alors je garde pour demain mes très sérieuses réflexions sur les gratifications… et peut-être pour après-demain mes sévères discours sur la tempérance! À très bientôt!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s