Surprise: ce blogue n’est pas mort! Je l’ai délaissé ces derniers temps parce que ça n’allait pas très bien. Ce qui est clairement un euphémisme pour dire que ça n’allait pas du tout. Ça va mieux, un peu. Et je sais que recommencer à faire des choses non essentielles, comme écrire, est l’une des clés qui va me permettre de revenir en force. J’en reparlerai assurément, des choses non essentielles.

Entre-temps, La Presse publie ces jours-ci une série d’articles et de chroniques sur le trouble de l’attention, son possible surdiagnostic et la surmédication qui l’accompagne… Des lectures qui tombent à point pour notre famille. Sans tout dévoiler de notre belle neurodiversité, disons qu’on semble avoir globalement un problème d’attention, qu’il soit confirmé par une évaluation neuropsychologique, autodiagnostiqué, en voie de peut-être éventuellement être diagnostiqué, ou encore trop léger et sans conséquences pour s’en soucier, pour le moment…

On se débrouille très bien à l’école ou au travail, et de façon généralement adéquate dans la sphère sociale… mais c’est vraiment à la maison que le bât blesse. On est TRÈS poches pour faire attention les uns aux autres. (Et aussi aux objets et aux plantes. Ne nous donnez jamais des plantes: elles vont mourir. Aussi, on vient d’acheter un divan neuf; on ne l’a pas reçu encore, mais j’ai déjà peur de ce qui pourrait lui arriver, même si on a pris un tissu à l’épreuve des bombes.)

Mais revenons à l’aspect relationnel. Entre les élans humoristiques irrépressibles, les notifications électroniques, les interventions disciplinaires, les envolées chantées ou toute autre interruption ordinaire (une éructation pour détendre l’atmosphère, par exemple…), c’est tout un défi, chez nous, de se rendre au bout d’une phrase; rares sont les phrases écoutées de la majuscule jusqu’au point final. Ça doit être pour ça que ça me fait du bien d’écrire: ça m’offre une rare occasion d’aller au bout de mes idées, avec la certitude que je pourrais y revenir même si j’étais interrompue.

Les articles de La Presse mettent beaucoup l’accent sur « l’épidémie » de médication et sur la quête de performance, parce qu’il y a sans doute beaucoup de gens qui se font prescrire des psychostimulants avec cette intention, mais ça laisse beaucoup de choses dans l’angle mort, je trouve. Personnellement, la quête de performance est le dernier de mes soucis quand il est question de trouble de l’attention. Je m’accommode fort bien de petits oublis et erreurs, tant les miens que ceux des autres (enfin, la plupart du temps); par contre, pour reprendre la métaphore de Patrick Lagacé, je ne voudrais surtout pas que les hamsters ayant élu résidence dans la tête de membres de la famille se mette à spinner plus vite. Bien au contraire.

Ce que j’aimerais comprendre mieux, c’est comment la médication peut contribuer à mettre un frein aux comportements impulsifs (parfois carrément hostiles) et aux débordements émotionnels d’envergure volcanique, dans l’espoir de faciliter les relations et que chacun s’en porte mieux… Parce que si ça existe, une pilule miracle pour aider les gens à faire plus attention les uns aux autres, j’en prendrais pour 100 000 $.

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