Quand j’ai commencé à écrire ce blogue, je savais qu’il me servirait pas de carnet de voyage de sitôt, puisque je m’apprêtais à prendre une pause de six mois pour me réorienter en puisant dans mes épargnes; une situation peu propice aux voyages. Mais j’étais loin de me douter que ça prendrait encore trois ans de plus avant que je voie du pays!

En octobre 2021, quand j’ai réservé un voyage pour cet été à Londres et Édimbourg, pour ma plus vieille et moi, je ne me trouvais pas exagérément optimiste… Mais la suite m’a prouvé le contraire, même si le voyage s’est somme toute plutôt bien déroulé. Tout est rendu un peu plus compliqué : vous avez sans doute entendu parler aux nouvelles du chaos dans les bureaux de passeports et les aéroports (nous avons été pas mal chanceuses de ce côté, je dois dire: Gatwick était d’une fluidité exceptionnelle, si ce n’est que j’ai perdu quelques secondes parce que je n’ai pas tout de suite compris qu’il fallait enlever le masque devant le système de reconnaissance faciale qui fait office de douanier… Même la grève de train qui avait lieu le jour de notre arrivée ne nous a pas empêchées de bénéficier d’un meilleur service de train que tout ce qu’on a au Québec!), mais il y a aussi l’omniprésente crainte de tomber malade avant le départ, pendant le voyage, ou au retour… Et je ne parle pas uniquement de la covid! Le rhume est le nouveau choléra: avoir la goutte au nez, un p’tit chat dans la gorge ou s’étouffer avec sa salive sont des activités hautement suspectes (toutes des choses qui m’arrivent quand même souvent, avec mes allergies saisonnières très intenses)!

Enfin, malgré les quelques embûches (dont une covid deux semaines avant le départ pour ma fille), nous avons eu le bonheur de faire ce voyage. Même que le seul siège vide de toute l’avion se trouvait à côté de moi, dans le vol vers Londres! J’ai offert à ma grande de s’allonger de tout son long pour profiter de cette chance inouïe… D’avoir ce grand corps de grande fille de 12 ans reposant sur mes cuisses, m’obligeant à demeurer immobile par crainte de la réveiller… ça m’a ramenée tout droit à ses premières années de vie, quand rien ne semblait plus précieux que le sommeil de mon bébé. Elle a beau être maintenant une immense chose de plus en plus indépendante de moi, tout mon être tend encore à vouloir la protéger…

Je ne vous raconterai pas ici notre voyage dans ses menus détails (un peu parce que je n’ai pas eu assez de discipline pour écrire pendant, beaucoup parce que ça ne serait pas si intéressant!), simplement quelques anecdotes pêle-mêle, presqu’un diaporama (ce mot rappelle toujours à ma mémoire une réplique des Voisins: « C’t’une vache comme nous autres! »)…

Le premier soir, à Londres, la fatigue et le décalage ne nous ont pas empêchées d’aller voir un concert extraordinaire à la Cathédrale Saint-Paul. Étrangement, en sortant de l’avion, j’avais une oreille bouchée quand je regardais vers le bas, mais j’entendais bien en levant la tête (quand je marchais, c’était comme si quelqu’un faisais osciller un séchoir à côté de mon oreille!). Ça tombe bien, le plafond était pas mal beau!
Et ça m’a permis de bien entendre le LSO en surround dans la nef, dans une oeuvre grandiose de Berlioz (que je ne connaissais pas, mais ça ne l’empêche clairement pas d’être grandiose!) avec Sir Simon Rattle qui dirigeait à quelques mètres de nous à peine…
Le reste du programme était consittué doeuvre pour orgues et vents de Messiaen. C’est quand même fascinant de constater à quel point le son de l’orgue et d’un orchestre à vents peuvent être confondus… Il n’y avait pas de cordes, et honnêtement, ça ne m’a pas manqué!
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On était en retard pour la relève de la garde au Palais de Buckingham, mais c’est pas grave, parce qu’on a vu la garde descendante de vraiment plus proche quand on a failli leur foncer dedans en Bixi! Oups, on est dans le chemin et c’est à nous que le policier hurle de se tasser!
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Ma grande fille qui maudit sa mère intrépide qui lui fait faire du Bixi à Londres… On a appris plus tard (et on s’était bien douté qu’il se passait quelque chose en voyant la foule et une armée de revendeurs de billets) qu’il y avait de la grande visite en même temps que nous à Hyde Park: les Rolling Stones. Pas pire, mais ça aurait pris Martha Argerich ou Georges Brassens pour me faire changer mes plans…
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Être 1/2 h d’avance pour un spectacle, mais être au mauvais endroit, ça s’annule! Heureusement, nous avons réussi à nous rendre juste à temps pour ne pas manquer une seule seconde de ces 320 minutes de théâtre magique!
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C’est vraiment pas mon genre de planifier arriver la première quelque part… mais par un heureux concours de circonstances, nous avons eu la pierre de Rosette en exclusivité ce matin-là. On aurait quasiment eu le temps de la déchiffrer avant que la foule arrive!
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Avant-première dramatique de l’averse qui nous attendait en sortant du London Eye… Heureusement, nous avons généralement eu du beau temps. Par contre, je m’attendais à des températures bien plus estivales… Au final, on était pas mal toujours dans cette fourchette où on avait trop chaud avec un manteau, mais carrément froid sans!
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Pire que l’averse du London Eye, il y a eu celle du château d’Édimbourg… qui n’a pas empêché la fanfare de se livrer à la cérémonie quotidienne. J’espère que la bassoniste n’avait pas son basson à 20 000 $… Apparemment, rien ne leur fait déroger du protocole (un peu absurde par moment: quand un militaire plus haut gradé vérifie [et replace éventuellement] le pli de jupe de son sous-fifre… je trouve toujours ça légèrement ridicule!)
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Gastronomie écossaise: intriguée par le concept de « scotch egg » (un oeuf enrobé de chair à saucisse et de panure, essentiellement), j’en ai acheté deux à l’épicerie, pour dégustation près du canal. Un seul a suffi, et de toute façon, l’autre n’était plus une option après avoir été dévoré par le chien qu’on voit apparaître dans la photo, qui est venu se servir directement dans notre sac de pique-nique, sans que sa maîtresse puisse y faire quoi que ce soit!
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Je voyage principalement pour goûter des nouvelles sortes de chips farfelues. Les Britanniques aiment la friture autant que moi, comme en témoignent les traditionnels fish and chips, et font preuve d’une belle créativité dans ce domaine!
L’important, de toute façon, c’est d’avoir un beau spot pour pique-niquer.
On a déjà mangé à Noël un boeuf Wellington dont la cuisson avait été terminée sur le BBQ en raison d’une panne d’électricité… mais les chips au boeuf Wellington, c’est une nouveauté! Plus mémorable que celles à la saucisse/sauce brune…
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J’irais pas passer mes prochaines vacances là, mais pour survoler, le Groenland, c’est vraiment joli…

Une réflexion sur “Notes de voyage

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