Salut à vous, mes ami.e.s! Long time no see… (Imaginez, quand on va se revoir pour vrai… ça va faire vraiment longtemps!) Ça va tu? La santé? Le moral? La vie de famille? Le travail? Les finances? J’espère que vous répondez au moins « pas pire » à la plupart de ces questions. Donnez-moi votre indice de bonheur dans les commentaires pis je vous ferai une infographie avec ça pour passer le temps!

Par chez nous, on essaie de faire contre mauvaise fortune bon cœur, de « mettre de l’eau dans notre 2020 », comme on dit! Cette semaine, ce n’est vraiment pas si mal : j’ai déplacé les vacances que j’avais prévues pour notre voyage à Paris pour passer un peu de temps avec les filles et établir un genre de routine avant de devoir me remettre au télétravail. Pour le moment, on fait de la musique (pas moi, j’ai encore les mains abîmées), j’essaie de faire apprendre des choses aux enfants (je vous reparlerai de « l’école à la maison » bientôt), et de mon côté, je m’efforce de ne pas perdre de vue mes objectifs à long terme et de continuer d’acquérir des compétences même si c’est difficile de donner du sens à quoi que ce soit en ce moment (l’heure n’est pas au pétage de bretelles, mais je suis quand même un peu fière de cette infographie)… Je vais courir tous les jours, parfois juste en faisant le tour du pâté de maisons, modifiant soigneusement ma trajectoire quand je croise un quidam. Aujourd’hui, pour faire changement, j’ai même mis du vrai linge… pendant quelques heures. L’équilibre émotionnel de la maisonnée est à la fois relativement stable et très précaire, toujours assez près de basculer vers la folie. Ça va quand même être pénible quand je vais devoir travailler, mais je suis consciente que ça pourrait être bien pire…

Trêve de banalités… Aujourd’hui, ne pensant qu’à vous faire rire en cette période morose, je ressors des boules à mites une vieille histoire. Fait vécu? Je ne pourrais le dire… au risque d’enfreindre un contrat de non divulgation. Enfin, cette minuscule infraction me semblerait beaucoup moins grave que la faute de l’autre partie au contrat. Je pense que je pourrais faire valoir mon point de vue en cour, mais la partie adverse aurait sans doute des moyens beaucoup plus substantiels pour défendre sa vision des choses! Disons simplement qu’on ne sait pas si les faits sont vraiment arrivés, ni quand, ni à qui, ni qui serait le méchant dans cette histoire, puisque j’ai subtilement modifié les noms… Bonne lecture, et prenez soin de vous!


Cette semaine, par l’entremise d’un site Web de pigistes, je reçois un courriel : la compagnie XYZ cherche des locuteurs du français canadien de moins de 16 ans pour une participation rémunérée à un projet de reconnaissance vocale. Le travail consiste à enregistrer 500 phrases. Curieuse, j’y inscris Jeanine*. Je reçois donc un autre courriel d’infos… Le projet a l’air sérieux, les phrases « ont été vérifiées pour et devraient être adaptées aux enfants », ça paie mieux que ma propre job, le délai est raisonnable et le processus est simple.

Que voilà une belle occasion de sensibiliser ma progéniture à la valeur du travail, de lui inculquer quelques notions de littératie financière et de lui expliquer quelques trucs sur l’avancement technologique! Pas folle, Jeanine se méfie un peu : « Je suis pas une adulte, moi, j’ai pas besoin de travailler. » Mais elle finit quand même par accepter, après que je lui ai rappelé que je ne lui achèterai jamais son robot Lego de nerd à 400 $.

Alors on s’y met. Rapidement, on comprend que XYZ fait de la sous-traitance pour la reconnaissance vocale d’un système d’exploitation pour téléphone intelligent. Toutes les phrases commencent par « Coucou ABC » suivi d’une requête. À « Coucou ABC, zoophilie forum », je tique un peu, quand même… Mais je me dis, au pire, si Jeanine me pose la question, je lui explique l’étymologie du mot : c’est pour les gens qui aiment les animaux. Comme C., par exemple, elle est vétérinaire, alors elle aime les animaux : C. est zoophile! Mais non, je blague, je ne lui aurais jamais dit ça, je l’imagine trop bien arriver en classe et dire : « Quand je serai grande, je veux devenir vétérinaire, parce que je suis zoophile! », avec sa petite face de fille contente d’avoir utilisé le mot juste.

De toute façon, elle ne pose pas de question, alors on poursuit. « Ménage à trois »? C’est une marque de vin. Jusqu’à temps qu’on arrive à « Coucou ABC, éja***lations faciales ». (Je censure pour de pas attirer d’indésirables sur ce blogue vertueux.) Vous auriez dû voir ma face de vierge offensée… Jamais onglet ne fut fermé aussi rapidement! Cette histoire nous apprend deux choses :

1- La zoophilie me choque moins que les éja***ations faciales

2- Internet et les téléphones intelligents vont toutte fucker nos enfants

Une réflexion sur “Journal du repli – L’ABC du travail

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